A la découverte des chaussures géantes à Romans

  • par Naomi
  • 13 septembre 2021

De passage à Romans, j’aperçois des chaussures géantes exposées dans le centre-ville. Je me rends donc à l’office de tourisme pour en savoir plus et on me fournit un plan afin de faire un circuit consacré aux chaussures géantes !

Pourquoi avoir mis des chaussures géantes dans la ville ? Pour la petite histoire, Romans est l’ancienne capitale de la chaussure, et a brillé par son savoir-faire pendant des décennies. Après la seconde guerre mondiale, la fabrication de la chaussure explose, on compte 5000 personnes travaillant dans ce domaine. L’internationalisation des échanges arrive dans les années 70, et l’activité s’effondre. Depuis 2010, de nouvelles marques et ateliers artisanaux se sont installés et l’activité se relance petit à petit. 
Avec toute cette histoire autour de la chaussure, la ville a imaginé un parcours où 8 chaussures géantes de 2 mètres de haut environ, installées en plein centre-ville. L'idée a été de s’inspirer des modèles emblématiques et remarquables des différentes collections du musée de la chaussure. 

Le circuit n’ayant pas d’ordre préétabli, je commence par la chaussure la plus près de l’office de tourisme : le magnifique escarpin à talon aiguille rouge imaginé par Charles Jourdan. Je continue mon parcours en traversant la place Ernest Gailly pour découvrir le derby tressé, de Stéphane Kélian, un tressage unique qui a fait la spécificité de la marque. Puis je me rapproche de l’eau, de l’Isère plus précisément, et je retrouve la chaussure poisson, d’une très grande originalité, inspiré d’un tableau de Georges Braque.

Je continue mon chemin en remontant dans la ville et j’arrive à la chaussure « Choc-Choc », installée sur une place du centre-ville proche de quelques restaurants (où j’en ai profité pour m’arrêter déjeuner !), un magnifique escarpin effet crocodile imaginé par Roger Vivier.

J'arrive devant le musée de la chaussure et aperçois un escarpin étoilé crée par Andrea Pfister. Un magnifique escarpin, de dorée et rouge vêtus avec des étoiles sur toute la chaussure.

Quelques mètres plus loin, je vois l’escarpin girafe, d’une très grande originalité puisque l’on peut retrouver deux pattes de girafe en guise de talon. Son créateur Stéphane Couvé-Bonnaire était alors étudiant lorsqu’il participe à « l’exercice de style » organisé par la Fédération Française de la chaussure et remporte le premier prix, la chaussure girafe a fait sensation !
Je termine avec le derby Roel situé en face de Marques Avenue , créé par Robert Clergerie. L’entreprise est connue dans le monde entier aujourd’hui. Vous pouvez même trouver plusieurs boutiques dans le centre-ville de Romans. 

Il y a une chaussure que j’ai manqué durant mon parcours à pied, mais que j’ai vu en arrivant sur Romans, devant la gare, la chaussure sans talon (est-il vraiment possible de marcher avec ?), élaboré par André Perugia, qui a travaillé avec de grands noms tel que Christian Dior, Balmain ou Givenchy.

Il y a un vrai mélange entre fabricants locaux et célèbres bottiers. Sept des huit chaussures sont à talon afin qu’elles soient plus visibles. Ces chaussures grand format sont à retrouver en format standard au musée de la chaussure, ouvrez l’œil car elles ne sont pas toujours simples à trouver !
La réalisation des chaussures a été confiée à des sculpteurs spécialisés : 5 modèles à Besayes (à 10 minutes de Romans), et 3 sur Choisy-le-Roi (proche de Paris).
Le circuit m’a pris environ 1 heure, sans difficulté particulière. La visite permet de découvrir également le patrimoine de la ville car les chaussures sont situées proche de points d’intérêts patrimoniaux et culturels

Des visites sont possibles avec un guide, n’hésitez pas à appeler « Pays d’art et d’histoire » au 04.75.79.20.86 

Découvrir le circuit

Voir le plan des chaussures