La Cité de la Chaussure à Romans-sur-Isère

  • par Naomi
  • 21 novembre 2019

Capitale historique de la chaussure, Romans a brillé par son savoir-faire pendant des décennies. Après une période difficile dans les années 70, l’activité se relance. De nouvelles marques et ateliers artisanaux se sont installés. La cité de la chaussure de Romans nous plonge dans l’histoire de ce renouveau.
Ouverte depuis mai 2019, la cité de la chaussure se trouve en plein centre-ville de Romans , juste à côté de l’Office de Tourisme.
Je choisis de faire une visite de groupe pour découvrir cet univers. Je suis en compagnie de touristes provenant du Jura mais aussi de locaux romanais. Ils m’expliquent qu’ils ont bien connu les temps forts de la chaussure. Notre groupe est constitué d’une quinzaine de personnes. Nous sommes accueillis par Cécile, notre guide. 

A la découverte de l’histoire de la chaussure

Dans le hall d’entrée de la cité, des formes de chaussure sont placées sur des pics en acier. Il y a aussi une machine à emboiter de l’époque. On est dans l’ambiance. Nous nous installons sur des sièges. L’histoire de la chaussure à Romans peut commencer ! Je découvre que Romans-sur-Isère était un lieu parfait pour le tannage. La ville disposait à l’époque de l’eau propre et claire de l’Isère et de canaux proches du quartier de la Presle . Ce sont des ressources idéales pour le tannage du cuir. L’industrie de la chaussure va ainsi se développer au plus près des fournisseurs.
La chaussure connaît son heure de gloire entre les deux guerres mondiales et son apogée entre 1945 et 1970. Cela entraîne de nombreuses activités : production de boites à chaussures, cirage, colles, semelles… A la fin de la seconde guerre mondiale, on compte plus de 5 000 personnes travaillant dans le domaine de la chaussure à Romans, tous secteurs confondus.  A partir des années 70, l’activité va s’effondrer. La délocalisation, l’internalisation des échanges et l’ouverture à la concurrence des pays où la main d’œuvre est à faible coût sont passés par là. De nombreuses entreprises ferment. Cela entraine de nombreuses suppressions d’emploi. C’est une catastrophe pour la population locale.
Après cette période sombre, le Groupe Archer va relancer l’activité. Les ateliers de fabrication redémarrent. La production, artisanale et de qualité, se fait désormais en petite séries. La chaussure est positionnée comme un produit accessible et moins luxueux. Les marques misent sur la créativité et l’innovation pour toucher des marchés de niche.

Visite des ateliers de la cité de la chaussure

Après cette première partie de la visite, nous nous dirigeons vers les ateliers de fabrication. Je vous conseille de bien choisir les horaires de visite si vous souhaitez bien voir la confection des chaussures. Les ateliers sont en effet vides certains jours de la semaine. 
Nous découvrons alors les différentes étapes de la confection de la chaussure : la coupe, le piquage, le montage et le bichonnage. Vous avez bien lu, la chaussure doit être bichonnée ! La visite de l’atelier est très intéressante. On y découvre les différentes machines utilisées et surtout les employés en action ! Tous les employés sur place sont disponibles pour répondre à nos questions.

Pour terminer la visite de la cité de la chaussure à Romans, je vais faire un tour au grand magasin de chaussures. Cette boutique multimarque de 300 m² commercialise de nombreuses marques de chaussures exclusivement fabriquées à Romans. On y retrouve également des accessoires liés au monde du cuir et de la chaussure (maroquinerie, bijoux, entretien du cuir, chaussettes, etc…).

La chaussure de Romans a encore de belles années devant elle !