Visite inaugurale en présence de l’anthropologue D’Estelle Amy de la Bretèque et du photographe. Romain Rabier.
« Mon arrière-grand-père était orfèvre, il s’appelait Loghofète. Mon arrière-grand-mère s’appelait Satenik. Ils sont arrivés le 15 octobre 1923 au service sanitaire de quarantaine de Marseille, avant d’être conduits au camp Oddo, comme la plupart des réfugiés arméniens. Il avait 42 ans, elle 38, ils avaient cinq enfants. Haïk, mon grand-père, avait 9 ans. De ce prénom, « Loghofète », je n’ai trouvé trace nulle part. De la même façon, d’autres familles arrivent au port de Beyrouth avant de s’installer dans le camp de Karantina, fuyant le même génocide et se retrouvant sur deux rives de la Méditerranée, où Loghofète, cet homme au prénom perdu, est devenu le symbole de tous ces réfugiés. »