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Antoine Girard, Au-delà de l'impossible

Mis à jour le 2 octobre 2026

TEXTE JEANNE PALAY

Originaire de Valence, Antoine Girard se définit comme un « explorateur-aventurier ». Il combine deux disciplines, le parapente et l’alpinisme, pour réaliser des premières sur les plus hautes montagnes du monde. Avec pour camp de base la Drôme, où il vient régulièrement se ressourcer avant de repartir vers de nouvelles aventures.

"Ce que j’aime, c’est explorer, découvrir de nouveaux horizons et voir les limites de ce qu’il est possible de faire."

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Ses premiers pas dans la verticalité, Antoine Girard les vit sur les falaises de la Drôme. Et tout de suite, il est conquis. À tel point qu’il devient grimpeur de haut niveau et obtient de beaux résultats en compétition. Cette excellente base en escalade lui donne envie de se mesurer à de plus hautes parois, d’abord dans les Alpes, puis dans les Andes et en Himalaya. Et en alpinisme aussi, il excelle. Mais c’est avec le parapente qu’il trouve réellement sa voie : combiner alpinisme et parapente pour développer une discipline appelée paralpinisme.

 « En parapente et en alpinisme, on arrive au bout de ce qu’il est possible de réaliser dans chaque discipline. Mais en alliant les deux, il y a encore plein de premières à faire. Ce que j’aime, c’est explorer, découvrir de nouveaux horizons et voir les limites de ce qu’il est possible de faire. J’apprends par étape, je réponds petit à petit à des questions comme : à quelle altitude peut-on se poser en parapente sur une montagne ? Ou quel matériel emporter quand on vole en haute altitude, pour rester en sécurité sans trop s’alourdir ? J’ajuste ma pratique au fur et à mesure. » 

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Dans sa quête d’expériences inédites, il réalise des exploits remarquables : il détient notamment le record du monde d’altitude en vol : 8 407 mètres, au-dessus du Broad Peak (Pakistan). Il gravit aussi plusieurs sommets de plus de 7 000 mètres en Himalaya, en combinant alpinisme de haut niveau et parapente. Ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Le magazine américain National Geographic le nomme même “aventurier de l’année” en 2017. Superbe reconnaissance !


Depuis, il poursuit sa trajectoire, en allant toujours plus loin dans le paralpinisme. Repoussant le curseur de l’impossible. Mais malgré ses aventures ébouriffantes aux quatre coins du monde, le Valentinois garde toujours un pied dans sa Drôme natale, où il vit entre deux expéditions. Il vient s’y ressourcer, et exercer son autre métier : enseignant en informatique à l’université de Valence. La tête en l’air, mais les pieds sur terre, il conserve cet ancrage solide, qui répond à un autre aspect de sa personnalité : le goût du partage et de la transmission.

Avant de s’envoler à nouveau dans la cinquième dimension, qu’il invente au fur et à mesure…

Écoutez le Podcast

Sur Terre à Terre et découvrez l'interview de Marilyne Thévenin

Le podcast

Valence-Romans selon Antoine Girard !

 Son endroit préféré pour une rando ou un footing 

Le sommet de la Raye, sur les contreforts ouest du Vercors. Je suis très attaché à ce massif et à ses paysages. La Raye offre une vue panoramique, à la fois sur le Vercors, avec les Écrins et le Dévoluyau second plan, mais aussi sur les monts d’Ardèche et la plaine de Valence de l’autre côté.

 Un lieu où il se ressource 

La salle d’escalade valentinoise Minéral Spirit. Je fais partie des créateurs de ce club, car je suis un grimpeur à la base. J’y suis toujours très impliqué, en tant que viceprésident. Je vais grimper régulièrement dans cette salle dès que je suis chez moi, à Montmeyran. J’y retrouve des copains et un très beau terrain de jeu pour m’entraîner.

 Son site d’escalade préféré dans la Drôme 

Les gorges d’Omblèze, un lieu parfait pour grimper tranquillement l’été, grâce à la fraîcheur de la rivière, et l’aspect préservé du site.

 Le lieu emblématique de Valence pour lui 

La maison des Têtes, dans le vieux Valence, avec les nombreuses figures ornant la façade, qui représentent les vents, la fortune, le temps… Je suis très intéressé par les lieux qui sont porteurs d’une histoire. Le passé me passionne.

 Les villages drômois qu’il aime particulièrement 

Les villages au pied du Vercors, comme La Baume-Cornillane, ou Barcelonne. En plus de leur belle vue sur les montagnes, ils ont aussi une histoire intéressante, avec une tour, un château…

 Le métier dont il rêvait petit

Je rêvais depuis toujours de devenir un aventurier, mais je ne pensais pas que cela pouvait être possible, qu’on pouvait en vivre. J’ai réalisé ce rêve un peu sans le faire exprès, en vivant une aventure après l’autre, jusqu’à en faire mon activité principale. Aujourd’hui, j’ai des sponsors à la fois dans le monde du parapente, et dans celui de l’alpinisme. J’ai aussi comme sponsor la société drômoise Can, à Mirmande, spécialisée dans les travaux sur corde. Et je fais des films et des livres pour partager mes expériences.

 Ses meilleurs souvenirs d’enfance 

Les moments partagés en famille, dans notre maison de campagne dans la Drôme. Nous étions une bande de cousins à peu près du même âge, et nous passions tout l’été livrés à nous-mêmes, dans la nature. C’était vraiment des vacances incroyables !

 Ses prochains projets 

Repartir au Pakistan en mai, pour tenter de grands vols de distance en parapente, et des combo alpinisme/ parapente sur de très hautes montagnes.